Le repaire de Rodolphe Paquin

Rodolphe Paquin

Le Repaire de Cartouche est une de mes grottes personnelles de pirate gastronome, située à un endroit improbable, loin de pas mal de choses de bouche(s), rue des Filles-du-Calvaire près de Bastille (un lieu révolutionnaire s’il en est où aurait résidé le très célèbre Louis-Dominique Cartouche (1693-1721), hors-la-loi de la Régence, né non loin rue du Pont-aux-Choux dans le 11arrondissement de Paris, et atrocement supplicié en place de Grève à 28 ans…). Je ne sais pas si Rodophe Paquin, chef depuis 1997 dans ces murs décorés et peints depuis les années 50 aux exploits du fringuant bandit, s’assimile à ce héros, mais c’est tout comme. 



Paquin est Normand, il faut le savoir. Le bougre-géant parle peu, fait la tournée des tables du haut de ses 1 m 97, en serrant quelques mains tout juste, avec un vrai sourire, mais toujours pressé, l’air ailleurs, retournant derechef en cuisine ; et pourtant je le connais depuis presque 10 ans, c’est pour dire. Et en plus, il est né la même année que moi, alors ?… Fou de terrines, de rillettes, et d’autres gourmandises vernissées, Rodolphe Paquin vient de sortir un livre qui vaut son pesant de cacahouètes juste intitulé « Terrines » aux éditions Keribus (voir photo ci-dessous), qu’il a eu la gentillesse de m’offrir. Un vrai trésor en soi, pour ceux qui aiment ça. On peut aussi ajouter que Rodolphe est un des grands fervents et tout simplement « inventeurs » de la bistronomie dans les années 90 avec Yves Camdeborde, Thierry Faucher et Thierry Breton, les 4 mousquetaires…

 
 

Quand vous arrivez au repaire, préférez l’entrée en hauteur du 8, Boulevard des Filles-du-Calvaire (ci-dessus) que la rue Amelot, cela change tout ! Ici, il n’y aura personne pour vous accueillir et vous aurez l’occasion de visiter ces lieux improbables (dont les fameuses fresques sur la vie romancée de Cartouche à l’étage) en descendant les quelques marches pour avoir une table de tissu dressée. Si vous vous faites moucher, n’ayez crainte, c’est une sorte de test d’arrivée pour les novices (Cartouche aurait sans doute fait de même). Le déplaisir du service vaut le détour de l’assiette ici. Rien de méchant là-dedans. Ensuite installez-vous confortablement à l’une des tables du niveau de la rue Amelot pour contempler le menu et la carte des vins… Il n’y a rien à dire pour moi, même si l’ensemble paraît un peu « brut de décoffrage » comme chez son copain Thierry Breton de « Chez Michel » (un autre lieu héroïque !). C’est juste parfait et, pour moi, une des meilleures tables (bien confidentielles) de la capitale, rien que ça.

 
Poireaux nouveaux cuits minute, bulots, vinaigrette de roquette (recette sur ce blog  ici).
Salade d’oreilles de cochon, pois chiches et tapenade.
Poêlée de ris d’agneau aux girolles et pommes de terre (pour les girolles, recette de saison du mois de juillet !)
Queue de homard rôtie, riz vénéré crémeux.
La cuisson de la queue du homard : juste magnifique !!!
Soupe de melon glacé au vin de noix (recette du mois de juillet !)


Un livre : 

 

Terrines par Rodolphe Paquin, Éditions Keribus, 2012, 142 pages. 

Prix : 19,90 € (dans toutes les bonnes librairies)


Une adresse : 

Le Repaire de Cartouche
8, boulevard des Filles-du-Calvaire
75011 Paris
Tél. : (33)1.47.00.25.86

Aux alentours de 50 € à la carte. 

2 Responses to “Le repaire de Rodolphe Paquin”

  1. Diner mercredi 9 février 2016,nous nous sommes régalés!!!Très belle carte des vins,c’est sûr nous reviendrons.Bravo au chef et à l’équipe.Claire et Pierre.

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